Mercredi 28 février 2007

Pas celle de la télé, la nôtre.

La nanny du chichou. Sa grand-mère paternelle. Ma belle-mère.

A l'opposé de la belle-mère redoutée. Je me demande ce que j'aurais fait si j'avais eu une belle-mère redoutable d'ailleurs. Mais je n'ai pas à m'en inquiéter, car j'ai eu beaucoup de chance.

Quand on le lui demande, aussi lontemps qu'il est nécessaire, ma belle-mère se rend disponible pour venir, de sa province éloignée, garder Chichou. Elle s'occupe de lui, partage ses centres d'intérêt, le sort par monts et par vaux.

En même temps, elle fait les courses dont on a besoin (elle s'en enquiert le matin). Toujours avec ses propres deniers, refusant obstinément les nôtres.

Toutes les chemises (à 80 % des bleues) de Mari sont repassées quand Nanny est à la maison. Ce qui n'est pas le cas sinon, donc.

A ses moments "perdus" dans la journée, elle lave le linge, l'étend, le repasse également. Voir la photo, qui m'a donné l'idée de l'article, en rentrant du travail. Sa genèse : Chichou dessine, Nanny repasse, tandis que je me suis assise sur la banquette. Ils me racontent leur journée, je prends cette photo.

Nanny, habile couturière (elle a fait des études pour), répare les trous de nos vêtements, refait les doublures, change les fermetures à glissière, remet des boutons à pression, rétrécit des jupes, fait des ourlets aux pantalons.

A l'occasion, elle nous mitonne pour le dîner les plats qu'on aime. Elle insiste toujours pour faire la vaisselle, histoire d'être utile et de ne pas rester sans rien faire.

Notons aussi qu'elle est savante bricoleuse. Elle a posé, toute seule, il y a quelques années de cela, le papier peint dans trois pièces de notre appartement (en une petite semaine).

Quand elle ne trouve plus rien à faire dans la maison, elle nettoie les balcons. L'année dernière, elle s'est occupée de garnir nos jardinières, elle a la main verte. D'ailleurs, elle a noté qu'en cette fin d'hiver il y avait de nouveau des choses à faire en la matière.

Et le mieux, ce sans quoi tout cela ne servirait à rien ou presque, c'est qu'elle n'émet aucune critique ni remarque désagréable, à notre sujet, sur notre façon de vivre ou/et notre mode d'éducation par exemple, bien au contraire. Elle ne fait que nous comprendre et nous approuver, voire nous féliciter, en tout cas nous respecter.

Ma belle-mère a trop souffert d'une belle-famille qui ne l'a pas bien accueillie. Elle s'est promis, quand ses fils étaient petits, de ne pas faire subir cela à ses futures belle-filles, et c'est plus que réussi, merci.

Débordante d'énergie, elle est toujours partante. Patiente, elle n'est pas contrariante. De caractère accommodant, elle se montre toujours contente. Jamais vu quelqu'un d'aussi positif. A croire qu'on a cassé le moule, comme on dit.

Quand elle s'en va, je me fais la réflexion que c'est sûr on n'est pas trop de deux femmes (dont une comme elle) - l'une au bureau l'autre au foyer, en alternance ce serait parfait - pour tenir la place que je tiens d'habitude toute seule.

En conclusion, je dis parfois à mon mari que si j'avais connu sa mère avant le mariage (mais je ne l'ai connue que plusieurs semaines après...) j'aurais pu l'épouser lui uniquement pour avoir une belle-mère comme elle...

En revanche, si j'avais connu son père... Mais ceci est une autre histoire.*

* Euh, je plaisante. Son père est quelqu'un de très bien aussi, et tout aussi volontiers serviable.

par F&M publié dans : A notre propos
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Mardi 27 février 2007

Pas besoin d'avoir beaucoup de sous pour s'occuper - se distraire, se cultiver - à Paris.

Comme lieux de promenade jolis et gratuits, hormis les nombreux musées de la ville, les lieux de méditation comme les cimetières (jolis mais tristes), il y a les lieux de culte (n'excluant pas, loin de là, la méditation), autrement nommés les églises, si belles et nombreuses dans la capitale.

Eglise Saint-Roch
(296,rue Saint-Honoré, 1er)
,
la chapelle de la Vierge.

la chaire

 

l'orgue

L'édifice est de l'époque de Louis XIV et de Louis XV.
Le décor intérieur date pour l'essentiel du XIXème.
Avec l'église Saint-Sulpice (dans le VIème),

par François-Etienne Villeret (au XIXe)

              Saint-Roch

est l'exemple achevé de ce que pouvait être une grande paroisse parisienne sous l'Ancien Régime.
Elle reste un musée de peinture et de sculpture d'une grande richesse.
Et un endroit où les gens du quartier aiment bien venir prier dans la journée, se recueillir notamment pendant leur pause déjeuner, voire discrètement y pique-niquer quand dehors il fait mauvais...

Photo d'un reliquaire qui n'a rien à voir avec l'église St-roch si ce n'est la dimension religieuse.

Reliquaire de la Croix, 1300, Etchmiadzine.
Exposition Armenia Sacra, au Louvre.

Je ne suis ni arménienne, ni catholique pratiquante au fait, mais je trouve ce reliquaire et sa reproduction photographique (même si tronquée) somptueux.

par F&M publié dans : Sorties
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Lundi 26 février 2007

Jeu d'intérieur, d'ordinateur, de tueur...

Avec un clavier, une barre d'espace, des flèches qui vont à droite, en haut, à gauche (manque celle qui va vers le bas, pourtant utile).

Ce jeu est très bien, joliment fait. Je ne suis pas la dernière à y jouer, ne serait-ce que parce qu'on joue à deux, Chichou à la barre d'espace (qui combat) et moi aux touches dévolues aux mouvements, horizontaux ou verticaux, des héros. J'aime bien la fin quand, après cinq niveaux passés (le quatrième, avec l'esclave au trident contre les archers, est le plus dur à gagner), ils reçoivent des épées de bois, signes de leur libération (fait historique) et sortent de l'arène sous les applaudissements nourris des spectateurs.
Mais je me demande quand même quelles sortes de personnes peuvent imaginer faire des combats de gladiateurs - amoraux par excellence, expressions exemplaires de la barbarie et de la cruauté humaine - un jeu pour enfants.

par F&M publié dans : A la maison
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Dimanche 25 février 2007

Entre un gibbon et un dinosaure,

un chichou qui dessine.

 

Un tigre (au museau et aux oreilles roses)
dans sa jungle d'Asie.
Les pattes qui sont de l'autre côté sont cachées par celles que l'on voit. Ok ?

Ces jours-ci, Chichou, qui pense (à) Halloween toute l'année, a dessiné pas mal de maisons hantées.

De la première sort du sang, d'un humain sucé par un vampire habitant dans cette tour... Des affiches de citrouille et de chapeau de sorcière sont collées sur sa façade. Cela s'appelle la "maison hantée des citrouilles", d'où la grande citrouille en son extérieur. En bas, la porte grillagée pour entrer dans cette bâtisse inquiétante.
C'est pour faire peur aux enfants de 2 à 4 ans. A moitié c'est drôle et à moitié ça fait peur.

Sa grande soeur a dessiné, sur un autre papier, une fille à la mode, Chichou dit que c'est un autoportrait.

                                                                                                                                                                                                            

 

Un bras en plastique (avec une tête cachée dedans...), une main aux doigts griffus. Des fantômes.

Nota : dimanche soir, notre super nanny personnelle (= grand-mère paternelle du chichou) arrive, pour garder Chichou (tandis que ses parents sont tous deux au travail) en cette deuxième semaine de vacances dans notre "zone".

par F&M publié dans : Coups de crayon
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Samedi 24 février 2007

Quant aux cinq choses que vous ne savez pas encore sur moi (merci bien Littlesa, j'en rêvais, tu l'as fait) :

D'après Chichou, qui use et abuse déjà du second degré :

Elle est la plus méchante de toutes les mamans.

La plus moche des toutes les femmes de France.

Elle s'énerve alors que j'ai rien fait...

Euh, c'était des blagues ! Tu as mis ça pour bloguer ?

Personnellement, je dirais autre chose...

1/ Au petit déjeuner il m'est arrivé de boire un verre de Bailey's, de Porto ou de Montbazillac ou autre vin blanc sucré. Et il m'arrive souvent de déjeuner uniquement de parts de gâteaux. Je ne suis pas particulièrement conformiste concernant la façon de se nourrir. J'ai un rapport affectif avec la nourriture, et économique - j'en jette rarement, je ne veux pas gâcher -, et j'aime bien penser qu'"on est ce qu'on mange".
Et pour moi une journée sans chocolat et sans thé est une journée foutue.

2/ Je ne supporte pas le temps qui passe, trop vite. J'y pense tout le temps, pour qu'il ne passe pas sans que je m'en aperçoive. Ça ne fait pas ralentir sa course pour autant, j'ai même l'impression que ça l'accélère. 
Je ne dis plus mon âge depuis celui de 18 ans. J'ai beaucoup apprécié les chiffres 15 et 16, beaucoup moins le 17, et pas du tout le 18. Ma manière à moi de rester jeune et d'oublier, vraiment !, mon âge.

3/ J'ai étudié, par goût des langues exotiques, le tamoul, le telugu (prononcer télougou), le hindi jusqu'au DEA, aux Langues'O(rientales), à Paris, ville où je suis née et que j'adore par-dessus toutes les capitales et grandes villes que j'aime. Mes études n'ont pas de lien direct avec mon métier de documentaliste. J'ai passé un concours pour travailler. Ce qui m'a conduite à passer deux ans à Clermont-Ferrand, expérience pour le moins enrichissante. J'ai randonné dans tous les alentours et particulièrement aimé le Livradois-Forez, à la fois valonné et boisé, magnifique et méconnu.

4/ J'ai eu l'occasion d'aller au siège de C***-C***  à Atlanta. Rarement eu aussi chaud, mais il y avait des canettes de soda gratuites à l'arrivée... Et un musée...

La tour là-bas au bout de la route déserte.

J'ai "fait un pélerinage" à Graceland - la maison d'Elvis - à Memphis. Il y avait là une majorité d'Américains, qui venaient pour la énième fois. La visite est guidée, le parcours extrêment fléché et chronométré.

Statue d'Elvis au centre-ville de Memphis.

J'ai participé à un concours de pêche sur un lac gelé (dans lequel on fait des trous) en Suède ; je me suis gelée et je n'ai rien pêché. Ce qui m'a semblé "hérétique", c'est que le repas, pris en commun, était de saucisses grillées (sur place, au barbecue) et non de poissons grillés.

Lac gelé (dans lequel on fait des trous) en Suède.

5/ En vrac : je ne prends que rarement des bains, mais souvent des douches très longues, tout en me culpabilisant pour l'eau ainsi gaspillée.
J'aime les vêtements, en tant qu'objets et portés, et les grands magasins, où on en trouve.
J'adore, j'adorais surtout, aller à la piscine municipale aux heures dites creuses. Je trouve qu'à Paris on est drôlement bien loti en piscines, nombreuses et diverses.
Je peux, pouvais plutôt, passer des heures dans un café/salon de thé. Mon style de vie a radicalement changé avec l'arrivée du chichou.
Je suis incollable ou presque sur les films et acteurs de l'âge d'or hollywoodien (années 40-50) et même au-delà.
J'ai vu tous les films du cinéaste japonais Ozu*, avec une délectation chaque jour renouvelée, au festival qui lui a été consacré il y a quelques années au Cinéma St-André-des-Arts à Paris.


Je joue de la flûte traversière. J'ai participé à des orchestres et à des chorales (amateurs), aimé les représentations, pas trop les longues répétitions (pour ceux qui connaissent).
Je ne supporte pas (grand-chose, dirait mon mari, sans rire en plus) de dormir les volets ou même seulement les rideaux fermés. Ainsi je peux regarder par la fenêtre quand je ne dors pas... Mari, qui a grandi dans le noir total, s'est adapté. Chichou s'endort avec plein de lumières colorées et dort le store extérieur aux trois quarts déroulé.
Je n'ai pas besoin de réveil-matin, j'ai un réveil, souvent assez tôt réglé, dans la tête. Pratique.
Je ne supporte pas (oui, mon mari l'a dit) qu'on me double dans une file d'attente (il y en a qui ont l'air de supporter, mais peut-être n'est-ce qu'un air), surtout que je tombe toujours sur celle qui avance le moins vite (c'est pareil pour vous ?). Je vous dis ça parce que ça m'est encore arrivé tout à l'heure.
Anachronique : on n'est jamais allé aux sports d'hiver et on n'a pas de téléphone portable. On a tout récemment investi, si on peut dire ça comme ça, dans un sans fil...

Je sais, ça fait un peu plus que cinq choses...

Je "refile le bébé" (sans l'eau du bain) à toutes celles, eh oui il n'y a que des filles pour l'instant, qui sont dans mes liens, qui en ont envie et ne s'en sont par encore occupé. J'ai hâte de vous lire.

 

 

* Je viens de remarquer que deux pages lui sont consacrées dans le Télérama du 17 au 23 février, à l'occasion d'une rétrospective intégrale de son oeuvre à la Maison de la Culture du Japon (Paris XVème) !
Sûr que si j'habitais encore à côté j'y serais retournée...

par F&M publié dans : A notre propos
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