Mon lieu de travail est cerné par les statues.

Ces deux-là (ci-dessus - L'Histoire et la France victorieuse) encadrent l'arc de Triomphe du Carrousel (ci-dessous).
Le quadrige de bronze est une copie de l'attelage de la basilique St-Marc de Venise.
L'arc a été construit en hommage à la Grande Armée de Napoléon entre 1807 et 1809.
Ainsi, sur la façade Est de son fronstispice (lire Wikipédia pour les autres façades), ici photographiée, (Qui prend le temps de les lire ces façades ?) est inscrit en
lettres d'or :
L'armée française embarquée à Boulogne menaçait l'Angleterre.
Une troisième coalition éclate sur le continent.
Les Français volent de l'Océan au Danube.
La Bavière est délivrée. L'armée autrichienne prisonnière à Ulm.
Napoléon entre dans Vienne, il triomphe à Austerlitz :
en moins de cent jours la coalition est dissoute.
L'Histoire, par Antoine-François Gérard (1760-1843), 1804 (pierre),
aussi sculpteur de la France victorieuse.

Pomone drapée, Jeune fille allongée, Douleur.
Pomone drapée, bronze, 1921,
Aristide Maillol (1861-1944).
Divinité romaine des fruits et des jardins ; c'est pour ça qu'elle est représentée portant des fruits dans chaque main...

Monument à Cézanne (1925). Rivière (1943). En plomb.
J'ai lu qu'en tout ce serait 18 sculptures de Maillol qui seraient parsemées dans le jardin du Carrousel. Il faudrait que je prenne le temps de vérifier, car à vue d'oeil je
n'en compte que moitié moins... A moins qu'on en ait volées, ce qui m'étonnerait.
Si je répertorie toutes les statues du coin, ça pourra faire l'objet de nombreux articles...
Jusqu'à la façade de mon bureau qui est décorée de statues, de pierre. Sur lesquelles je peux lever un oeil chaque matin avant de passer la porte. Laissez-moi donc
vous présenter celles qui me mettent en train, mais pas vraiment en fait.
Voici Bacchus, le dieu du vin. Fêté par les bacchanales -fêtes aux moeurs libérées.
Et Mercure, avec son casque ailé et son caducée,
le messager des dieux, le dieu des voyageurs et des marchands, voire des voleurs.
Quant à la déesse qui est au-dessus d'eux elle a perdu la tête.
Et je me demande ce qu'on attend pour la lui remplacer.
La colonne, de bronze, de la place Vendôme n'est pas loin.
Elle est nspirée de la colonne Trajane de la Rome antique qui est en marbre.
Dite colonne Vendôme elle est aussi, notamment, appelée colonne de la Grande Armée, et est surmontée par une statue de Napoléon 1er (on n'en sort pas).
Représenté en "Caesar imperator", avec pour attributs de sa gloire, le glaive, la victoire ailée et la couronne impériale de laurier.
Et puis, "at last but not least", il y a, non loin de mon palais, la Jeanne à cheval. Un bronze doré de Frémiet (datant de 1874). Et comme je n'ai pas pu prendre
de photo réussie d'elle, je vous conseille d'aller faire un tour, instructif, sur le très beau site (malheureusement désagréablement pollué par la publicité) qui est là.
Justice soit donc rendue aux sculpteurs, méconnus par rapport aux peintres, dont les oeuvres, esthétiques et significatives, peuplent nos villes.
Trois générations de Japonaises : la mère (à droite derrière le réverbère), la grand-mère, la petite-fille.
Les autochtones méprisent parfois les nombreux touristes, notamment les Japonais, qui se photographient à tour de rôle devant les monuments et autres oeuvres d'art. Moi qui ai vécu
dans une ville de province qui n'attire pas le curieux, j'aime à voir ces touristes qui animent une ville. Et quand je me promène parmi eux, je me sens un peu en vacances, surtout que comme eux
j'ai souvent l'appareil photo à la main...