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  • : A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 20:47

 Très mauvaise idée (en même temps, ça n'en est pas vraiment une) quand on est soi-même malade de se faire garde-malade de ses enfants. Leurs cris ne débouchent pas mes oreilles douloureuses, au contraire. Et mes propres injonctions glapies n'arrangent pas mon mal de gorge. Quant aux mouchoirs, y en a partout, c'est pas beau à voir. Le must, c'est comment ils vous empêchent de prendre la forme du canapé... (De toutes manières, ils ne seraient pas là, je sauterais sur l'aspirateur, alors.) Et le chichou, insatisfait de son oeuf dur et du gâteau frais maison noix-noisettes-chocolat, qui me reproche de ne pas lui faire à manger !? Précisons qu'il n'a, bien sûr, pas voulu de soupe, hypervitaminée, car faite maison aussi. Je ne manque alors pas de lui rappeler que je l'ai porté 9 mois, que j'ai subi les douleurs de l'enfantement et que je l'ai allaité plus d'un an, et j'en passe. Eh, oh. Son oeuf, il peut le faire tout seul, maintenant.

 Sur sa tombe, Mari, fervent partisan de la détente personnelle, souhaiterait comme épitaphe : Enfin détendu. En écho, je voudrais sur la mienne un truc du genre : Enfin au repos. S'il y avait quelques épitaphes comme ça sur les tombes on rigolerait plus dans les cimetières. J'aimerais qu'il y ait quelques mots sur les caractères et les histoires des gens aussi ; franchement ce serait plus humain, moins impersonnel, ça ferait vivre les morts plus longtemps, on ne deviendrait pas un total inconnu pour sa propre descendance et le promeneur attentif aurait une vraie pensée pour le cher disparu.

 Abnégation, abnégation. Ou comme dit mon maître de Qi Cong, en référence au boudhisme : la douleur n'est qu'un état impermanent qu'il faut savoir ignorer. A méditer, à appliquer - plus dur. Ça en a fait rigoler quelques-unes qui n'arrivaient même plus à lever les bras... Moi, au cours, de la semaine dernière, les bras en croix de longues minutes, je pensais à l'abyssale souffrance qu'a dû ressentir Jésus (et autres malheureux crucifiés) sur sa croix... Et ce sans oublier la mienne, ç'eût été trop facile. Et encore je ne vous parle pas de l'écartèlement (Quelqu'un a vu Braveheart ?), ce n'est pas le moment ni l'endroit.

 Peut-être atteindrai-je la "zen attitude" dans une autre vie de mon karma...

2013.01.27-crayons et feutres-autoportrait

Autoportrait, par la choute, qui sort de la grippe

pour entrer dans le joyeux monde de la rhimo-pharyngite

(ces deux horribles mondes devant être étroitement liés).

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Published by Marie - dans A la maison
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commentaires

Sara d'Andorre 03/02/2013 12:04


Je peux faire un copier/coller sur mon blog? Non, parce que je me sens très identifiée à tes propos (même pour les mouchoirs). J'ai presque envie de retrouver mon travail :-)

mab 31/01/2013 08:02


Bon j'espère que tu vas mieux et qu'on te laisse un peu le canapé.

Marie 31/01/2013 08:25



Le canapé est doublement occupé, quand il ne s'agit pas d'aller chercher quelque jus d'orange.



Marnie 30/01/2013 16:13


Billet très riche en réflexion philosophique ! j'ai le même sentiment que toi dans les cimetières, j'ai envie d'en savoir plus. C'est justement le thème d'un recueil de nouvelles dont on a parlé
à la Grande Librairie jeudi dernier : "Dix rêves de pierre" de Blandine Le Callet, qui se faisait la même réflexion dans les cimetières et apprécie beaucoup les épitaphes : elle a eu l'idée
d'écrire ces nouvelles en imaginant des destins à partir d'épitaphes réelles.


A part ça, cette idée de souffrance : quand on est malade on est une vraie loque et c'est "drôle" de voir à quel point on peut chuter ou se rétablir vite. Au sujet des douleurs relatives, je ne
pense pas à Jésus, mais, quand j'attends le bus debout dehors en hiver, je me dis que je ne suis pas à plaindre en pensant aux déportés qu'on faisait se tenir debout, sans vêtements adéquats,
pendant des heures dans les camps, gratuitement ou pour faire l'appel.


Enfin, quand j'étais malade la semaine dernière, je me demandais comment je ferais si j'avais un enfant pour m'occuper de lui... je priais pour qu'à ce moment là le père ne soit pas malade... et
puis j'imagine que quand on est mère on a le devoir (?), l'habitude (?), l'obligation (?) de s'oublier ... mais ceci dit, encore faut-il trouver les forces pour s'occuper d'un autre quand on ne
peut déjà pas s'habiller soi-même...


Pardon pour ces longs discours ! en tout cas je te souhaite un prompt rétablissement, ainsi qu'à la Choute si elle est encore malade.

Marie 31/01/2013 08:25



On est toujours toutes les deux malades (Chichou est malade, mais résiste mieux) et en effet ce n'est pas facile de s'occuper du/des petit/s quand on est malade, on se force, on y arrive, par
devoir, habitude et obligation, mais pas vraiment bien et malheureusement pas sans râler (pour ma part) ! Et surtout on récupère moins vite du coup.


Debout dehors en hiver, sans protection suffisante, oui, cette image des déportés est pleine de souffrance aussi.


Je suis contente de voir que les épitaphes, ou leur manque, intéressent d'autres personnes. Jusquà en écrire des nouvelles, quelle bonne idée. Les photos aussi, c'est bien, mais elles sont
souvent malheureusement "ringardes" et surtout passent, disparaissent avec le temps, comme les écrits, remarque. Même les choses gravées dans la pierre ont tendance à s'effacer.