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  • : A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 05:13

 Privée de vélo, contrainte au métro, je rumine, fulmine, et surtout m'amollis du genou... Positivons, positivons, je n'ai jamais tant lu, même inconfortablement, c'est déjà ça. J'arrive au bureau beaucoup moins fatiguée, un peu plus énervée, par les incommodités du transport, en repars, le ticket en poche, mon bouquin pour le trajet déjà à la main, moins stressée par les aléas de la route à faire. Et me couche le soir globalement moins épuisée... Néanmoins, je ressens physiquement un certain manque d'exercice et d'évasion. La reprise espérée sera peut-être dure, j'espère qu'elle se fera par beau temps comme ces jours-ci.

 En courant bêtement après le temps pour arriver au travail ponctuellement, je pense souvent, plus en métro, transport en commun souterrain, qu'en vélo, transport individuel aérien, à tous ceux (dont les enfants qu'on houspille) qui se sont levés tôt pour être à l'heure à l'endroit où ils doivent se rendre pour une heure précise : bureau, école. On dit que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, mais rien ne m'a jamais prouvé la justesse de cet adage et certainement pas les actes terroristes qui touchent de plein fouet ceux qui se sont pressés pour sans s'en douter affronter de bon matin leur malheureux destin. Insupportable.

 

glaïeuls

Des glaïeuls.

  Pas pour leurs feuilles,

mais bien pour leurs fleurs

 et leurs couleurs. 

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Published by Marie
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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 04:58

 Chichou est accro aux infos, comme son père. Du coup, il était scotché à BFMTV mercredi dès son lever. C'est une bonne chaîne d'information, je trouve, pas trop sensationnaliste. Mais vu l'information - unique - du jour les redites étaient nombreuses. Je crois que Chichou a voulu suivre ça comme il l'aurait fait d'un film d'action. Guettant la moindre avancée de l'histoire, attendant haletant le dénouement. A travers les média, la réalité rejoint la fiction. En tout cas, au niveau des sensations induites chez le (télé)spectateur. En plus fort parfois, car, quoiqu'en disent certains, on sait bien, même quand on n'ose y croire, que c'est la réalité. Malgré les interventions, relativement intéressantes, des analystes qui se sont succédé, les quelques infos nouvelles apparaissant ici puis là, la fausse information comme quoi le tueur (appelé le principal suspect puis aussi le coupable présumé) se serait rendu, il s'est lassé, car, il faut bien le dire, pas grand-chose ne se passait, ni en faits ni en images, le vie est parfois lente.

 A l'école, ils ont fait mardi à 14 heures (à 11 heures ils étaient en visite à l'opéra Garnier) une minute de silence, assis et non debout (C'était insuffisamment solennel ; il y en a un qui a rigolé...), et la maîtresse (de CM2) ne leur a parlé de rien. Même s'il ne fallait pas forcément en parler des heures je trouve qu'une petite explication donnant éventuellement lieu à une petite discussion aurait été bienvenue. Vu que les enfants, choqués, en parlaient beaucoup entre eux dans la cour de récréation, vu qu'il y avait cette minute de silence imposée.

 Une collègue était contre la minute de silence (Naïve, je ne pensai pas qu'on put l'être.), contre le fait qu'on parle d'un événement tragique à des enfants de primaire (Dans sa maison ils n'ont pas la TV.) : il faut les protéger. Oui, préserver l'innocence des enfants de l'horreur existant dans un monde extérieur à leur environnement proche, bien sûr. N'empêche, ils font partie de ce monde dans sa globalité et sa réalité, ils ne vivent pas dans une bulle hermétique, confinés dans leur imaginaire (surtout s'agissant des enfants de plus de 7 ans). Quoiqu'il en soit (en parler ou pas), la minute de silence est, il me semble, la moindre des choses pour exprimer une solidarité, nationale ou tout simplement humaine, contre l'adversité, une compassion, aussi symbolique soit-elle, envers les victimes et leurs familles.



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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 15:01

 Ce matin-là le printemps vous prenait sous les bras pour vous faire marcher comme un petit enfant. (Les innocents de Paris, 1965). J'aime l'écriture, métaphorique, de Gilbert Cesbron. En cette phrase le ressenti d'un temps printanier est si bien exprimé.

 Voyant revenir les fleurs, la choute, de bonne humeur, multiplie les dessins pour son amoureux : ils les représentent côte à côte, elle portant couronne sur ses longs cheveux blonds, lui, le cheveu ras et roux, la cape sur les épaules. Je vais me marier avec lui demain dans un château. Merci à Blanche-Neige et à Aurore dite Rose dite La belle au bois dormant, notamment.

 Je dis à Mari de préparer ses sous pour la fête au château... Et ça me fait penser au Père de la mariée (Father of the Bride, de Vincente Minelli, 1950), film apprécié par le chichou, tiens !, quand Spencer Tracy, anéanti par les dépenses occasionnées par le mariage de sa fille (jouée par Elisabeth Taylor), réalise, tout sourire, que pour ses deux fils la situation sera différente, inversée, ce sera aux parents de ses futures belles-filles de "casquer"... Rappelons qu'en Inde, à ma connaissance, perdure (le problème de) la dot pour les filles.

 Nous on s'est mariés à l'automne. Juste à la mairie du XVe.

coeurs de marieJ'ai acheté des coeurs de Marie roses.

À cause du nom, à cause du coeur.

 

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 16:51

 Samedi soir, c'était Godzilla (1998). J'avoue, j'aime bien, voire beaucoup. (J'ai des goûts relativement éclectiques en la matière. Le lendemain, je regardais Helen (2009), avec Ashley Judd en dépressive.) C'est le genre de films que le chichou, lui, adore, devant lequel il peut tenir, concentré, des heures.

 Faute de place, les enfants partagent une chambre. J'eus adoré faire une chambre toute de fille, mais bon. Du coup, la choute ne répugne pas à jouer aux voitures ou aux dinosaures... Est une fan de "Spidermal"'.

P3170118 Notez que les Barbie portent des tenues Vintage

 (datant des années 1950-1960). L'une a un imprimé papillons.

   Et tout le week-end, le dragon (sans Spiderman à son bord) se fit le protecteur des Barbie, leur défenseur contre le méchant Godzilla (deux fois plus petit que lui), se battant bravement contre lui, sortant toujours vainqueur de ses combats. Non sans séquelles : des petits trous dans sa peau caoutchouteuse apparaissent... Le "chevalier" (romain) Playmobil s'avère impuissant dans cette affaire.

 Néanmoins, la choute sait que les dragons n'existent pas.

  P3170126

J'ai rangé les livres pour enfants ce week-end,

 je crois qu'on est suffisamment pourvu

 (Mari étant, en outre, contre un surcroît d'étagères,

qui serait étouffant selon lui...).

 Toute cette activité guerrière n'empêche pas la choute de dessiner son premier petit lapin.

P3180134

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 12:36

 La communauté d'artistes de Tuusula (prononcer Tou-ou-ssou-la), sud de la Finlande près Helsinki, de la fin du XIXe siècle. (Photos du Dossier de l'art n° 192)

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La Suviranta du peintre Eero Järnefelt (1863-1967).

Maison conçue par l'architecte Usko Nyström, en 1900.

  L'intérieur : savamment rempli de jolies choses.

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 L'Halosenniemi du peintre Pekka Halonen (1865-1933),

qu'il a construite de ses mains... Il aurait vu trop grand.

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L'intérieur : rustique et spacieux.

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L'Ainola du musicien Jean Sibélius (1865-1957).

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L'intérieur : bourgeois sans être froid.

img462

 

Dans une autre vie, j'aimerais être décoratrice/architecte d'intérieur.

Ou mieux : millionnaire (ou liardaire) et écumer les magasins d'antiquités et de déco pour (faire) décorer mes manoirs selon mes moindres désirs, sans calcul du moindre coût.

En attendant, cette autre vie, ou une hypothétique évolution de ma vie actuelle, j'ai acheté trois cache-pots chez Ik*a...

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Published by Marie - dans Coups de coeur
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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 13:14

 De bon matin, le chichou me supplie au téléphone : il veut rester chez son copain (chez lequel il a dormi), ne veut pas aller à la piscine. Pour une fois. Je cède. Quand il revient, en fin de matinée, il est mécontent : son copain n'a pas voulu lui prêter son livre, le chichou n'a pas eu de petit déjeuner (!), ils n'ont rien fait d'intéressant de la matinée...

 Le soir, l'heure du coucher passée, la choute me supplie : elle veut regarder La panthère rose (je concède un seul épisode), elle veut jouer aux dinosaures, elle veut un livre, elle ne veut pas se coucher, elle pleure, réclame, finira par s'endormir, le nez bouché...

Je n'aime pas être suppliée, (car) je n'aime pas céder (ou ne pas céder), (car) je n'aime pas le pouvoir.

J'aime bien que tout le monde soit satisfait, content, en harmonie, ça arrive rarement, surtout sur une journée entière.

Autant dire que les mercredis me paraissent parfois relativement frustrants, sans parler d'être éreintants, compte tenu de ces critères de vie-là.

Ne parlons pas des autres jours.

P3140117 

Sinon, la choute et moi avons fait un cake aux carottes,

en quasi toute sérénité.

Et au moins elle a grignoté de la carotte crue,

une fois n'est pas coutume. 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 11:52

 Entre deux bouchées, on parle de notre journée.

 Une bonne soeur missionnaire est venue parler à la classe du Chichou. Cette petite demi-heure d'aventures à travers le monde l'a totalement emballé. (Pas de photo de la religieuse néozélandaise.)

 En réunion extraordinaire au ministère Mari a vu la plus longue table de sa vie. Il la dessine au tableau de la cuisine. Chichou est fort impressionné. (Pas de photo de la table, ovale.)

 Sur le chemin du travail, à pied, de bon matin, Marie a vu le plus gros rat de sa vie. Chichou n'est guère impressionné par le Ratatouille en vadrouille. (Pas de photo du rat-dodu-qui-a-couru.)

 Chichoute est concentrée sur le maniement des baguettes japonaises pour attraper ses petits bouts de poulet. De guerre lasse elle s'attaque, avec ses doigts et ses quenottes, au fromage dur. Elle concède que sa maîtresse et son assistante étaient un peu énervées aujourd'hui. Mais ce qui la préoccupe, c'est de vite manger pour retourner voir Trotro. Ah, on a une photo du trotro rigolo :  Trotro part en vacances1

 Paraîtrait qu'on n'irait pas à Cannes, cet été.

 La Croisette va nous manquer !

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 13:14

 Les chaussures de la choute étaient drôlement usées, sur le dessus au bout et dessous partout. Le magasin de chaussures, soldes depuis longtemps terminées, faisait d'importantes promotions. Comprenez 35 euros au lieu des 65/75/85 initiaux... La marge de départ, pour le commerçant, apparaissant dans toute sa splendeur. Evidemment en taille 27 il n'y avait plus le joli modèle mauve de la vitrine. La commerçante voulant à tout prix se débarrasser de ses articles de la saison passée me laissait à 35 euros (le prix des mauves, le prix que je ne voulais/pouvais pas dépasser, lui ai-je dit) toutes les paires à 40 (trop bon). C'est comme ça que nous sommes ressorties, Choute (Chichou était là, patient, mais ne joue qu'un rôle très secondaire dans cette historiette) et moi, avec les mêmes bottines, brillantes, noires, au pied. Les siennes étant plus chaudes que les miennes, ça tombe bien, le temps se radoucit...

 Les nouveaux modèles, printaniers étaient bien jolis, tentants. Les chaussures sont vraiment un produit de luxe (comme le fromage... Et aussi : le poisson, la viande, les fruits et légumes... Les appartements, les maisons... Certains loisirs aussi... Liste hétérogène et non exhaustive.), pour les petits, comme pour les grands ; mais pour les petits c'est plus embêtant, car ils n'apportent pas forcément tout le soin requis à l'objet et en plus leurs pieds grandissent.

P3100097



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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 11:30

Réponses aux questions imaginées par ma fidèle Mab.


1. Votre 1er souvenir ?

Des 1ers : une rivière, mes petits pieds, sales, dedans. Mes copines de maternelle, les copains de mon frère. Mes poupées. La méhari, le chien, les chats, les fleurs et la terre dans laquelle je gratouille et m'imagine un monde.


2. Dernière gourmandise dégustée ?

La dernière chose mangée. Tout est gourmandise, sinon pas la peine de manger.


3. 1er film vu au cinéma ?
Aucune idée. Un des 1ers films marquants : Brubaker (sorti en 1980, de Stuart Rosenberg, avec Robert Redford).

Brubaker1The American Male

4. Dernier film vu au cinéma ?

Facile. L'invraisemblable vérité (1956, de Fritz Lang, avec Dana Andrews et Joan Fontaine).


5. 1er livre lu ?

Aucune idée. Me souviens des Mémoires d'un âne, des Malheurs de Sophie, Vacances (avec Camille, Madeleine, Marguerite, Paul, etc.). Des Contes du chat perché (avec Delphine et Marinette). Et des Club des Cinq et autres Clan des sept et Mystères divers. Me suis toujours demandé si Enid Blyton était un homme ou une femme. Avec Internet, j'ai mis un visage - féminin - sur cet auteur. Plus de mystère...


6. Dernier livre lu ?

Plus facile. La Nostalge, de Robert Hossein.


7. 1er bain de mer ?

Genre à Palavas-les-flots ou Carnon (dans l'Hérault).


8. Dernier bain de mer ?

Août 2011, dans la Méditerrannée, à Cannes. En plus, sans méduse autour. 


9. 1er(s) geste(s) du matin ?

Me lever sans bruit, enfiler ou prendre mes chaussons, aller me laver.


10. Dernier(s) geste(s) du soir ?

Des câlins et bisous à la choute (la dernière couchée...), et une petite prière.


 C'est trop dur de trouver 11 nouvelles questions et je n'ai même pas 11 personnes à qui les poser !

 En revanche, comme j'aime bien lire les réponses des autres, qui me lit et que je lis (Vous vous reconnaîtrez !) peut répondre à celles-ci.

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Published by Marie - dans A notre propos
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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 18:08

 Il n'y a guère qu'au Carrousel du Louvre qu'on peut voir 4 jeunes japonaises "super lookées" manger, élégamment, du boeuf bourguignon. Elles portaient de jolis vêtements (comme souvent), des faux cils, étaient très maquillées. L'une d'elles était d'un joli roux qui lui seyait au teint, avait les yeux grand ouverts et le nez affiné, un rien pointu. La plus jolie était la plus naturelle (comme souvent). Elles mangeaient au-dessus de leurs sacs prudemment gardés sur leurs genoux. Leurs guides doivent les mettre en garde contre les pickpockets à Paris.

 Temps de chien mercredi, joli temps vendredi. Suivi, quelques pas, une jeune fille pour vérifier qu'elle ne portait pas de collants ou de bas... Elle était bien jambes nues, dos nu, très légèrement vêtue... D'une robe fleurie, printanière. Avec ses cheveux hyperoxydés, perchée sur des talons aiguille, elle avait un air de Scarlett Johansson façon années 50. Tous les gens autour d'elle, à commencer par le monsieur qui l'accompagnait, à continuer par moi-même, ont eu l'air soudain petit, vieux et engoncé dans leurs manteaux et écharpes en trop. Son, trop petit, dos, duveté de blond, ainsi mis en évidence était toutefois bien moins beau que celui de Mylène Demongeot dans Faibles femmes.

 Dans la série "C'était mieux avant", rendez nous la librairie Brentano's (37, avenue de l'Opéra) telle qu'elle était avant de faire faillite, à cause de la chèreté de son loyer, en 2010. Elle a été rachetée, son nom gardé, mais sa substantifique moelle a disparu : d'abord sa devanture, qui n'est plus dorée (datée et originale en diable) mais d'un marron passe-partout, sans intérêt. À l'intérieur tout à changé : les livres se sont raréfiés et l'ambiance anglo-saxonne (qui faisait de la librairie comme une annexe de l'église US du quai d'Orsay), de nombreux vendeurs et habitués mêlés, a disparu (avec le sous-sol dévolu aux loisirs créatifs). Les touristes et autres badauds étonnés ne poussent pas forcément jusqu'au fond du magasin, où l'on trouve un beau choix d'objets pour la maison. Certes, la papeterie est choisie (elle l'était aussi avant), fournie. Mais les prix sont trop élevés (Ils l'étaient aussi avant...).

Brentano's  Il ne fait pas bon vieillir, on voit les magasins qu'on aimait bien disparaître.

 Si ce n'était que les magasins...

 

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Published by Marie - dans Sorties
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