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  • : A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 11:09

C'était le week-end de la cousinade, réunion familiale sise dans l'Hérault. Malheureusement il n'a pas fait aussi beau qu'espéré au moment de fixer la date. Près de quatre heures de train depuis Paris et retour. La chichoute n'a dormi, "vaincue", que les dernières minutes de l'aller (au retour, elle s'est endormie dans le métro). Samedi comme dimanche Chichou s'est baigné, avec son oncle (mon grand frère), les deux seuls à avoir eu ce "courage". C'est après qu'il eurent un peu froid, vent tournoyant aidant (Moi qui n'aime pas le vent, surtout pour ce qu'il fait aux cheveux longs en bord de mer, j'étais servie !)... La pluie a interrompu la partie de pétanque mais pas celles de rami. Moi j'ai surtout gardé, suivi Chichoute qui n'a pas daigné faire de sieste. Elle a goûté de tout, pour la première fois de la seiche à la rouille, de bons fruits - cerises et abricots à point (chose rare au nord de la Loire). Cette réunion de famille, côté paternel (sans le "paternel", occupé par ma famille maternelle), a fait plaisir à tous, adultes et enfants (il n'y avait malheureusement que les miens), les absents, qui comme chacun sait ont toujours tort, auront une seconde chance l'année prochaine, on remet ça, avec un espoir, non dissimulé, de rituel annuel.

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Les péripéties non footballistiques (comme un reflet de l'ambiance au bureau !) des Bleus nous ont donné lecture et ont suscité des commentaires désolés. Je ne savais pas que l'Equipe était si bien écrit (et ce n'est pas ironique ; je ne parle pas des propos rapportés bien sûr !).

 

DSC09395aLe restaurant était bien situé.

 

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Sous la serviette le chichou.

 

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Sous la tétine la chichoute.

 

On a fait le plein, non nécessaire car on n'en manquait pas, de coquillages. Trop jolis pour être ainsi laissés sur la plage par le chichou. Qui s'est en outre occupé de nourrir et observer ("courir" - c'est sans surprise le plus gros/grand qui a gagné, mais le tout petit était bien mignon ; dormir aussi, il leur a fait un enclos !), des coques habitées : quelques beaux escargots, pas peureux, sortis avec la pluie. Ils font un trou dans la feuille de salade pour la manger, m'a montré mon naturaliste en herbe, fin observateur. Et, ô divine surprise, on voit le morceau de feuille passer dans l'escargot (sa peau est transparente) !

 

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DSC09419aAu contraire du chichou au même âge la chichoute n'hésite pas à s'éloigner de sa maman sans se retourner. Chichou découvrait volontiers le microcosmique (le sable, la mer l'attiraient), chichoute serait plus portée vers le macrocosmos peut-être (les grands espaces l'appellent)...

 

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Nous avons eu la chance de dormir très confortablement installés sous un toit, d'autres ont dû se contenter d'une tente secouée par les éléments "déchaînés".

 

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Dimanche, Chichou et son oncle se rebaignent.

 

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Le vent chasse les nuages,

 mais Chichoute a remis le "toto" (manteau).

 

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La plage, vide hiver comme été, quasi privée (l'accès est camouflé), n'est vraiment qu'à deux pas. Mari loyal préfère les plages bretonnes, moins planes. Marie, loyale itou, préfère les plages plus à l'est (du sud), plus fréquentées, ouvertes à tous, où écouter les conversations des estivants participe à la détente... Mais la solitude face à la mer a quelque chose de grand.

 

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Le dimanche après-midi on a rejoint la petite gare,

 pas plus fréquentée que les plages, logique.

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 15:12

102737 Nonotte, Portrait de Madame Nonotte, 1758, Besanço

Ma grand-mère a, dans sa main ou à portée, un éventail, depuis des années.

Il est en papier. Usé, il s'est cassé. La réparation de fortune n'a pas tenu. Elle n'en veut pas d'autre, c'est celui-là qui lui plaît, il est léger. Je ne sais encore si on lui a trouvé son jumeau, l'éventail qu'il lui faut.

Ma grand-mère ne lit plus, depuis des années, elle qui aimait tant ça et qui n'a pas une mauvaise vue. Ma grand-mère ne s'habille plus de dentelles, et autres vêtements à rubans, si elle en a jamais eus. Elle a toujours aimé les belles choses, beaux vêtements pas forcément portés, beaux objets, le beau linge, la belle vaisselle dont elle a rempli ses placards, sans jamais les utiliser pour ne pas abîmer/casser... Toute une vie à amasser, pour qui, pour quoi ?

Ma grand-mère est plus âgée que l'épouse de Donat Nonotte (1669-1748) ci-dessus représentée par le peintre (tableau conservé au musée des Beaux-Arts de Besançon).

Cette dame-ci a l'air d'une (jeune) (et gentille) grand-mère, et à cause de son éventail, qui ne ressemble en rien à celui dont j'ai parlé..., j'ai pensé à ma grand-mère (ce qui m'arrive souvent dans la journée) et surtout eu envie d'en parler.

 

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Published by Marie - dans Coups de coeur
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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 15:16

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Il court, il court le temps.

 

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Y a bon le gâteau au chocolat (et amandes en poudre).

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 17:44

Je suis pour que les parents gardent leurs enfants avec eux - notamment quand ceux-ci sont petits.

Je suis pour que les enfants gardent leurs parents avec eux - notamment quand ceux-ci sont vieux.

Quand on est dépendant autant l'être des gens qui vous aiment.


Première fois, et malheureusement pas la dernière sans doute, que je mets les pieds dans une maison de retraite (et celle-ci est dit-on une bonne maison). C'est pire que ce que j'imaginais.

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 09:47

Il y a près de 48 ans ma grand-mère (alors âgée de 49 ans) est venue avec son mari d'Algérie en Normandie où celui-ci s'est dans une nouvelle affaire professionnelle investi pour sa famille.

 

Aujourd'hui, jour plus que gris, ma grand-mère va de Normandie à Paris (enfin en banlieue). En ambulance. De chez elle (où son fils n'est malgré lui plus là pour s'occuper d'elle), à une maison de retraite (où qui donc va prendre le temps de s'occuper d'elle autant qu'elle le voudrait/nécessiterait, elle qui ne peut plus bouger...)...

 

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Published by Marie - dans A notre propos
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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 16:35

Ils étaient quatre.

photo 3 B

entourant leur grand-mère.

Dans ce pays gorgé de soleil.

 

Ils sont trois sur cette photo-là

 (l'aînée vaquant ailleurs),

photo 10A

entourant leur père.

(Au milieu, la benjamine, ma mère.)

 

Le petit à droite (sur la 1ère photo), le même (un peu plus) petit à gauche (sur la 2nde photo), c'est le plus souriant, le plus gentil, le plus beau, devenu, de loin, le plus grand, le plus tout.

C'est lui que j'aimais, mon oncle à moi.

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 21:02

Je pense.


A la journée qui s'annonce, au beau temps étonnant, aux nuages menaçants.

A la journée écoulée, au beau temps persistant, aux menaces avérées.


Aux collègues bellicistes qui chipotent pour des croix paraît-il pas dans les bonnes cases...


Aux automobilistes qui utilisent rarement leur clignotant, et, le(s) pire(s), ceux qui l'utilisent à mauvais escient. Genre on signale qu'on tourne à gauche et en fait on tourne à droite ! Retors comme truc.

Aux piétons qui traversent sans regarder. Pléthore et plaie.

Aux bus, camions et camionnettes qui serrent à droite. Serrant, le coeur.


Au chichou qui s'exclame : " Elle écrit mal, Enid Blyton ! Elle met deux "i" à "oubliions". " Le moment, pas forcément choisi, de parler du subjonctif (présent), le Bescherelle à la main.

A la chichoute qui dit " En(r)voi(r), Maman ! " et autre " Aci ! " (pour merci), m'apporte mes pantoufles et remporte mes souliers, qui ne veut pas sortir sans son bonnet sur la tête.


A la vie qui naît et palpite, à la vie qui se consume, et à la mort qui plane et fond sur ses proies.


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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 16:30

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Des oeufs, en chocolat, que la belle s'empresse de vouloir dépiauter, du temps plutôt plus beau et chaud que prévu, une mer grise et verte, comme souvent agitée par les vents, de la joie pour les enfants, mais beaucoup de peine et de souffrance pour les grands, car pour la famille là-bas ça ne va pas.

Depuis il y a eu une évaluation qui n'a pas vraiment fait l'objet de "règlements de comptes", une otite qui persiste car la prescription médicale n'a pas été assez fortement dosée.

Et il va y avoir une nouvelle grève de la crèche dont on va bien se débrouiller.

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Published by Marie - dans Sorties
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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 17:30

C'est aujourd'hui - le jeudi - que travaille le médecin de la crèche. Aujourd'hui qu'il doit, à notre demande, jeter un oeil aux tympans de la choute. Laquelle depuis l'arrêt de son traitement antibiotique (Ouf, ça fait des vacances !) se met la main à l'oreille et depuis deux jours a de nouveau le nez qui coule, un peu, pour l'instant... Elle met du temps à émerger du sommeil, affichant alors un petit visage bouffi et des yeux dans le vague, ne lâchant pas ses moult tétines... Je crains le pis, comme souvent, et mon intuition maternelle me/se trompe rarement, pour ce genre de sujets en tout cas, et pour l'instant (toujours).

 

L'évaluation professionnelle est reportée (toujours du retard dans ce genre de choses) au début de la semaine prochaine ; de quoi continuer mes petits comptages et recomptages... Il y en a, les "mal embouchées", qui ne veulent même pas se donner la peine de comptabiliser ce qu'elles ont fait, voire qui préfèrent les comptes communs... (Moi je ne fais compte commun qu'avec mon mari.)


Le week-end de Pâques arrive, qu'en faire. La question se pose. Bizarrement.

 

Et comme mes parents n'entendent rien au téléphone (qui ne marche pas en plus) j'en profite pour souhaiter ici un anniversaire à mon père, qui a eu la chance de naître un premier avril, jour du poisson.

 

Mon illustration est "au pied de la lettre". Et, ça tombe bien, mon père aime les poissons (à manger) et les chats (à caresser).

098518 Chardin-Chat avec saumon deux maquereaux mortier et

Chat avec saumon, deux maquereaux, mortier et pilon,

 Madrid, Fundacion Coleccion Thyssen-Bornemisza.

 

Chardin, sur lequel j'ai pas mal travaillé ces derniers temps, a beaucoup donné dans la (belle) nature morte, et notamment alimentaire, et notamment poissonneuse. Il y a aussi du Chat, raie et huîtres avec cruchon et miche de pain, dans la même collection, par exemple. Sans parler des natures mortes avec gibier, dont les volatiles, et les lapins, de Pâques évidemment, les lapins.

 

Edit du soir : l'otite est revenue

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 20:05

Soirée tranquille, Mari-parti (pas définitivement mais pour une soirée " entre potes "), partie de 1000 bornes sans heurt, c'est Chichou qui a gagné (Il a bien joué, ne m'a fait aucune fleur, et en plus j'avais un très mauvais jeu, sans feu vert, de pas chanceuse.). Chichoute était fatiguée par sa journée de crèche.

Le passage à l'heure d'été leur est pénible. A l'heure du dîner ils n'avaient pas faim, à l'heure du coucher ils n'étaient pas prêts... " Co-sleeping ", tout le monde avait peur sans Papa...

Retour sur le travail.
Qualifiée de croûte par certain (féru d'art néanmoins), La vierge à l'enfant au coussin, 1642, de Laurent de La Hyre, se trouve au Louvre (néanmoins).
037756 La Hyre-La Vierge à l'enfant au coussin-1642-Paris-Dodu, bien allaité, le bébé. Le lien fusionnel entre la mère et l'enfant est particulièrement  bien retranscrit je trouve.

 
Encensé de nos jours, Le nouveau-né, 1645-1648, de Georges de la Tour (longtemps  oublié), au musée des Beaux-Arts de Rennes.
La Tour-Le nouveau né-Rennes-MBA

" C'est plus réaliste ", me dit Chichou, qui préfère celui-ci au premier évidemment. Pourtant, la mère tient son bébé, emmailloté comme on ne le fait plus guère par ici, de manière empruntée, comme un objet fragile et pas sien (d'ailleurs, elle n'a pas trop l'air prête à lui donner le sein).

Le profil du bébé est très réaliste.

Le plus particulier, dans les peintures de Georges de La Tour, c'est cet éclairage à la chandelle, cette harmonie contrastée entre le rouge-orangé et le noir-marron. " Je préfère ce tableau ", me dit Mari-critique-d'art-sollicité (par moi), " car la lumière qui vient du bas, c'est plus original. L'autre est plus plat. C'est pour cette lumière qu'il est connu d'ailleurs. "


En fait, les personnages dans leurs attitudes et vêtements sont plus modernes, familiers, dans le premier tableau que dans le second, je trouve. Mais le traitement pictural du second tableau,  magnifique, empreint de solennité, avec ces femmes tout en sobriété et élégance dans leurs poses et gestes, correspond plus aux goûts de notre époque. *

 

Mais les modes changent, vont et (re)viennent, et peut-être, me dis-je, qu'un beau jour le maniérisme clair (et potelé) de La Hyre sera (à nouveau) plus apprécié que l'épure caravagesque de De La Tour. Qui sait.

 

Le soir, je suis rentrée sous deux trombes d'eau, une en partant, une deuxième, plus forte si possible, en arrivant. Horrible. A peine le temps d'un peu sécher entre les deux...

 

* Et vous, lequel préférez-vous ?


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Published by Marie - dans A la maison
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