A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
Qu'elle est là.
De plus en plus attentive à son entourage. Aux objets, qu'elle cherche à toucher, attraper, qui la font saliver ; aux visages, qu'elle aime voir bouger, qu'elle aime voir de près. Pour fouiller dans la boîte aux merveilles (anciennement boîte à chaussures), remplie à son attention de menus objets (voir photo) sans danger, elle se tient bien assise. Mais parfois sur les côtés s'affale, se faisant heureusement rarement mal.
Elle raffole des bisous dans le cou (comme sa maman) et rigole quand on lui souffle sur le visage. Elle rit de bon coeur aux chatouilles et aux "attaques surprise". Elle a bon appétit, tête encore le sein goulûment tout en goûtant avec intérêt sinon ravissement aux purées industrielles sucrées et salées (ces dernières pas toujours ragoûtantes pourtant). Elle s'accroche à son "parent portant" comme un petit singe à son arbre. Ce qu'elle n'aime pas, mais alors pas du tout, c'est nous quitter pour aller se coucher... D'autant que souvent, à ce moment tardif de la soirée, où elle baille et se frotte les yeux à l'envi (et nous avec), elle a les joues rouges, comme enflammées. Heureusement elle aime bien au lit le matin un peu traîner.
Ce n'est pas une pleureuse, ni même une "pigneuse". Elle est bien bien sage, sauf quand elle se plaint des dents (dont aucune n'a encore percé !) et voudrait voir la vie autrement que du haut de sa chaise haute ou du bas de son transat. Ou qu'elle a fait le tour de ses jouets, a fini de triturer son petit livre ou de mâchouiller sa "brosse à gencives". Elle tend alors les bras latéralement et appelle gentiment, des fois fortement, s'impatientant un petit peu finalement. Ses mains se font expertes, sa voix se module.
Tout est doux et délicat chez elle : son regard et son sourire (coquins) - c'est un bonheur de la regarder, son visage tout entier, son expression étonnée, comme indulgente, tout me plaît ; ses cheveux d'or qui poussent dru sont doux au toucher. Elle adore la musique et ma voix qui chante (ça fait plaisir). Il y aurait encore tant à dire. Et comme son frère avant elle je n'ai pas hâte de quitter mon bébé et n'ose y penser. Et me demande vraiment comment on aurait pu s'en passer.
NB : sinon elle a découvert le cri qui tue (= qui rend sourd) (que n'avait pas découvert son frère, est-ce l'apanage des jeunes filles ?) mais l'utilise heureusement avec grande parcimonie.