Au printemps, quand par chance comme actuellement, je ne travaille pas (dans un bureau, salariée, s'entend), vous pouvez me trouver là.
Ou là.
C'est le meilleur endroit qui soit. Pour lire, boire, manger, écrire, observer, penser, dormir... Avec le chant des oiseaux ou leur pépiement comme seule compagnie (mais trop souvent il y a bien d'autres bruits).
Même quand, la faute à la saison, les ramures sont moins charnues, même, ou surtout, si la ville n'est pas loin et qu'enserre le béton. Ces endroits, points de vue-là restent les plus beaux qui soient.

Il y en a qui aiment vivre dessus, comme l'admirable Baron Perché qui m'a en mon enfance enchantée. Moi, c'est en-dessous que je revis. D'ailleurs c'est sous un arbre, son corps penché sur moi, que j'aimerais être enterrée.