On n'est pas toutes pareilles.
Il y a des femmes qui n'aiment pas rester à la maison (A celles qui me disent s'y ennuyer je réponds qu'elles ont le droit de sortir, plus que quand on est "vissé" dans un bureau ; le bonheur, quand on ne travaille pas, c'est de pouvoir faire ce qu'on veut - ou presque - quand on veut - ou presque -, non ?).
Avant même d'avoir un enfant (mais pas longtemps avant de l'avoir en moi), j'avais pris, avec l'accord de mon cher et tendre, un 80 %. Ce qui a fait sursauter mon employeur de l'époque, qui me l'a accordé de parfaite mauvaise grâce. (Je ne lui en garde pas rancune, je l'aime bien, je n'y peux rien, c'est comme ça.)
Avec un premier enfant, ça me semblait évident que je ne pouvais reprendre (après le congé maternité et un congé parental de deux fois 6 mois) le travail à 100 % si je voulais passer un peu de temps avec lui et le voir grandir comme on dit. D'ailleurs j'ai commencé par retravailler progressivement, à 50 % seulement pendant trois mois... Ce qui me convenait parfaitement comme rythme.
Avec un deuxième enfant j'aurais bien abaissé le pourcentage de 80 à 70 ou 60 %, sinon à 50 (pas très lucratif), mais la retraite serait revue à la baisse également...
Ce matin une amie me disait qu'elle regrettait encore, 7 ans après, d'avoir pris un mi-temps après la naissance de son premier enfant (ce qu'elle n'a pas réitéré au 2ème). Elle n'a eu depuis de cesse de le "pousser dehors"... Il est actuellement "suractivé" ( = a tous les soirs une activité et passe le mercredi au centre de loisirs et le samedi il l'y passerait aussi si cela était possible). Il part en colonie depuis ses 6 ans (5 si cela avait été possible). Il n'a pas l'air de s'en plaindre, mais c'est comme " l'oeuf et la poule ", quand a-t-il été demandeur ?
On n'est pas toutes pareilles, et tant mieux. Mais ce qui est dommage c'est qu'on ne puisse chacun(e) faire exactement ce qu'on veut.