A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
A l'instar de tout châtiment corporel, la fessée est interdite en Suède (depuis 1979), en Finlande et en Norvège, au Danemark, en Lettonie, en Autriche, Croatie, et à Chypre. D'autres pays encore sont en passe de s'inspirer de la loi suédoise. Pas la France, pays dans lequel la punition corporelle est néanmoins "réservée" aux parents. Beaucoup non seulement usent de ce "droit" mais en abusent. Si 12,5 % ne donnent jamais de coups, 33 % en donnent quelquefois et 54,5 % plus souvent (selon un sondage Sofres, 1999). Tous les coups (aussi "légers" et rares soient-ils) sont potentiellement dangereux pour le développement physique, psychologique, moral et intellectuel de l'enfant.
Les gifles peuvent endommager le cerveau, les nerfs optiques ou auditifs, les tapes sur la main les cartilages, les fessées, elles, peuvent conditionner le comportement sexuel (ouvrant la voie au sadomasochisme par exemple). Surtout, face aux coups (petits ou grands - autrement dit, que ça fasse mal ou pas) les enfants se blindent : ils coupent la route à leur souffrance et leurs émotions. Et cessent de ressentir celles des autres. Ils perdent toute capacité empathique, laquelle est le fondement de la morale. En conclusion, il faut bien garder en tête, avant d'agir sans réfléchir, que tout coup physique peut mettre à mal l'intégrité physique ou/et psychique d'un être, à fortiori un petit être sans défense.