A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
Un complément de libre-choix d'activité, ça s'appelle :
"Si vous décidez d'arrêter de travailler pour élever votre enfant, vous pouvez bénéficier du complément de libre-choix d'activité dès l'arrivée du 1er enfant. Cette aide remplace l'allocation parentale d'éducation (APE). Elle est accessible à l'un des parents qui a travaillé les deux années précédant la naissance du 1er enfant (2 sur les 4 ans précédant la naissance du 2ème enfant, et 2 dans les 5 ans précédant celle du 3ème enfant)."
Je ne sais pas si c'est la faute à pas de chance, mais moi quand j'ai pris un congé parental (en 2002) pour mon premier enfant je n'ai bénéficié d'aucune aide. L'APE était alors soumise à condition. Avec le seul salaire de mon mari (qui n'est pas exceptionnel, le salaire pas le mari) on dépassait (légèrement) le "plafond".
Par ailleurs, aujourd'hui, mon mari a bondi de joie, et m'a fait partager sa surprise émerveillée en (m')apprenant qu'on faisait partie, toujours avec son seul salaire (toujours loin d'être exceptionnellement élevé), des 10 % de la population la plus riche de France ! On a débouché, pour fêter cette bonne nouvelle qu'on apprenait si subitement, le Champagne qu'on n'avait pas... Car, à notre âge et à l'heure qu'il est, on ne possède rien (même pas une bouteille de Champ' au frais) et qu'avec mon (très petit) salaire en plus du sien (pas gros) on est loin de pouvoir s'acheter quelque propriété que ce soit où que ce soit, même pas un garage ni un cagibi.
Si l'on se base sur un salaire, ça ne veut rien dire. C'est là qu'on apprécie toute la fausseté des résultats statistiques. Surtout qu'en plus de n'être pas propriétaires (ou "heureux" détenteurs d'un emprunt immobilier) nous ne nous livrons pas à des dépenses dispendieuses, loin de là, et de nos moyens. Ce n'est pas pour se plaindre, on est très heureux quand même, mais dans une situation économique à "bouffées" fortement anxiogènes.
Alors, pour conclure, soit les Français sont très pauvres, soit les chiffres (et autres faits) sont, le plus souvent, mal interprétés par des gens qui médiatisent des choses qu'ils n'ont pas comprises. Je pencherais pour la deuxième hypothèse.
Faut pas galéger avec la vérité des faits.