A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
Il y a des journées comme ça qui commencent mal.
Où les (certes petits) maux s’accumulent, on se demande jusqu’où. Déjà on se lève quelques minutes en retard sur le « timing » habituel. Ce n’est pas une bonne tactique, ce n’en est pas une, c’est pour ça. Alors que le retard s’accumule, le chichou, planté devant la télé, refuse de s’habiller. Ou même de se laisser habiller. Alors qu’il est 8 heures passées, que je suis moi-même loin d’être vêtue, il retire ses bras des bretelles du tricot de porc (= amalgame tricot de peau et tricot de corps) dans lesquelles je les ai difficilement passés. Y a de quoi « criser ». (Si vous avez des solutions pour rester calme, ce qui est l’idéal, en toute situation, n’hésitez pas à me les donner.) Finalement on arrivera à l’école juste à temps. L’école, avec ses horaires hyper précis, c’est (inutilement) stressant. Là, las, la jeune maîtresse remplaçante (dans sa troisième et dernière semaine de remplacement de la maîtresse titulaire partie à « l’école des maîtresses ») me demande sèchement s’il va manquer toute l’année les vendredis après-midi. « Ben oui. Il va voir ses grands-parents. On en a déjà parlé avec Mme X.» (La maîtresse en chef, qu’elle a, malheureusement, semble-t-il, prise pour modèle.) Je me garde d’ajouter que cette discussion n’a guère contenté les deux parties. (Autrement dit l’affaire est loin d’être réglée… Pff.)
Arrivée au bureau après le (dé)plaisir du métro (qui s’est régulièrement arrêté entre deux stations) que je prends, en ce moment, à mon corps défendant (comme la majorité les corps qui sont présents dedans j’imagine), je tombe, à l’entrée principale, sur une chef de service, qui sévit (moi j’œuvre…) dans cet établissement depuis moins longtemps que moi, et qui me demande - alors que je cherche mon « passe » au fond de mon sac -, arrivant en même temps que moi (avec son passe à la main, elle), si j’attends pour un rendez-vous… « Non (pff)… Je travaille là depuis 10 ans. », répliquai-je, à son grand étonnement. Pff. J’ai rajouté quelqu’année de plus, mais j’en aurais bien rajouté 10 si j’eus pu. Enfin descendue (oui je descends) au bureau, je trouve la guirlande lumineuse du sapin débranchée. Rebranchée elle n’illumine pas plus que débranchée… Pff. On a déjà eu un mal fou à faire tenir droit dans sa demi-bûche ce sapin, qui ne paie pas de mine, grâce à l’intervention amicale du service technique. Ce n’est pas une bonne année pour les sapins chez nous.
Par ailleurs, en outre, chez les grands-parents du chichou, chez lesquels il se rend dès avant la cantine (jusque demain), c’est infesté de puces (ramenées, involontairement c’est vrai, par la chatte qui a pris, fut un temps pas trop lointain, quelques vacances à la campagne) ! Ah, cela explique pourquoi le chichou depuis quelques semaines avait des piqûres sur le torse et la figure. On avait supputé, un instant, une récidive de la varicelle, mais c’est rare, et impossible 6 mois après (il a eue cette sale maladie fin juin).
Bon, ce n’est pas bien grave, et tout ne peut que s’arranger. Tant qu’on a la santé. C’est convenu mais vrai.