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A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.

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Stella

Sur le chemin de l'école :
Qu'est-ce que tu faisais à l'école, mamounette ?
Je m'ennuyais comme un rat mort.
(Souriant) Comme un oiseau qui chantait pas ?

~~~~

Au travail, je ne m'ennuie pas.

Quant au titre : non, il ne s'agit pas de Stella McCartney et de mode.
Mais de Jacques Stella*, peintre français du XVIIème, passé de mode.

J'ai travaillé sur les reproductions de plusieurs de ses oeuvres cette semaine.
Notamment des représentations de récits bibliques dont voici deux exemples que j'ai trouvés intéressants.


Bethsabée recevant le message de David.

Sujet : le vieux roi David fait de Bethsabée, mariée à un officier dénommé Urie, sa maîtresse et la met enceinte. Urie refusant de revenir de la guerre, malgré la demande de David, qui voudrait lui faire endosser la paternité de l’enfant, David demande à son général de le placer à un poste dangereux afin qu’il se fasse tuer par l’ennemi. Une fois Urie mort, David épouse Bethsabée. Dont il aura Salomon.

Question (qui reste posée) : le messager (en jaune) porte-t-il à Bethsabée – nue car au bain - la demande du roi (qui l’observe en haut à droite entre deux colonnes) (oui, il faut de bons yeux) ou l’annonce de la mort de son mari (en guerre au fond du tableau) (de très très bons yeux) ? La question reste posée.

 

 

Le jugement de Salomon.

Problématique : deux femmes se disputent la maternité d'un nouveau-né. Pour régler le litige, Salomon réclame une épée et ordonne : « Partagez l'enfant vivant en deux et donnez la moitié à l'une et la moitié à l'autre ». L'une des femmes accepte, l'autre déclare qu'elle préfère renoncer à l'enfant plutôt que de le voir sacrifié. En elle, Salomon reconnaît la vraie mère, et il lui fait remettre le nourrisson.

Commentaires : le bleu de la robe de Salomon (assis en hauteur à droite) répond à celui de la robe de la vraie mère. La fausse mère, qui observe sa rivale éplorée, est vêtue de rose et de blanc. Son enfant, mort, est à ses genoux, l'enfant survivant étant arraché par le bourreau à la vraie mère. On voit dans ce jugement le symbole du « bon gouvernement » exercé par un souverain sage malgré sa jeunesse.

Voilà, c'était la minute culturelle de la semaine, une façon de mêler travail et plaisir. Histoire aussi de montrer que les petits martiens ne sont pas mes seuls sujet d'intérêt en ce moment (quoique...).

 

 

* Jacques Stella, 1596-1657, exposé au musée des Beaux-Arts de Lyon jusqu'au 19 février puis au musée des Augustins de Toulouse du 17 mars au 18 juin 2007.

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