A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
Et j'aurais mieux fait.
Parce que dans le métro on risque de perdre son sac (ou pire de se le faire voler), je le sais, et c'est, pourtant, ce qu'il m'est arrivé. Je l'ai oublié.
A un changement, je me suis assise, sur un siège du quai, et l'ai posé, à côté. Et sans doute tellement intéressée par une conversation (une Américaine qui, alternant l'usage de sa langue maternelle et celui de la langue française, "prenait le chou" à son placide compagnon autochtone donc, au sujet d'un contrat illégal dont l'intérêt, à ce point-là, m'a échappé), je me suis levée, avancée vers le métro qui arrivait, laissant là le sac en plastique, abandonné.
A peine entrée dans le wagon, suivant mes deux "tourtereaux", je me suis sentie toute nue, car allégée de mon lourd fardeau ai-je vite compris (Ne me que restait mon sac bandoulière.). Une réaction néanmoins trop tardive, les portes s'étant déjà refermées.
Je suis descendue à la station suivante, j'ai repris le métro dans l'autre sens (moi qui n'étais déjà pas en avance).
Evidemment, malheureusement, plus trace du sac sur le quai. Ou plutôt si. Une enveloppe libellée, un papier publicitaire qui m'appartenaient. Je remonte au guichet demander, on ne sait jamais, on peut toujours espérer (?), si l'on a rapporté un sac. Evidemment, rien n'a été rapporté ce jour. Je redescends, trouve là un papier d'aluminium (qui contenait une part de gâteau au chocolat...), un petit sac transparent (qui contenait plusieurs parts de gâteaux emballés dans du papier aluminium... Bref, mon déjeuner...). Et c'est tout. On se sent vraiment dépouillé là.
Plus aucune chance de retrouver le parapluie noir et léger, de bonne qualité, acheté chez Harrod's à l'automne dernier.
Non plus les deux livres pour enfants que je transportais (et que, reçus hier, je devais renvoyer, sans même les avoir ouverts, à l'éditeur sous peine de les payer).
C'aurait pu être pire : il y aurait pu y avoir dans ce sac perdu, mais pas pour tout le monde (et pas merci au "monde"), des clefs, papiers d'identité, ou personnels, un objet de valeur comme un appareil photo ou autre. Je me creuse la tête, pour être bien sûre qu'il n'y avait pas quelque chose de trop important et j'espère que ma mémoire ne va pas me/se "rattraper" en milieu de journée...
Et je regarde maintes fois mon cabas "rescapé" (anglais - acheté à l'automner dernier...), à côté de moi au bureau, pour m'assurer qu'il est bien là. Et je regarde plusieurs fois dedans, voir s'il est bien pourvu de ses agenda, clefs de maison et USB, etc.
Il faut relativiser, ce n'est que du matériel.
Mais le matériel, on vit avec, au quotidien, on n'est pas dans un monde éthéré.
Mais, quand même, pour commencer la journée, ç'aurait pu être mieux.
Et dire que j'ai failli prendre le vélo ce matin.*
Mais peut-être que j'aurais eu un accident alors.
On va voir le verre à moitié plein et on va dire que ç'aurait pu être pire.
Et ça fait une anecdote à raconter...
La prochaine fois, je prends le vélo.
* Dans le panier avant du vélo, aucun risque de perdre ses affaires. En revanche à un moment je les mettais sur le siège enfant, à l'arrière, et le sac est tombé sur la chaussée, là où les voitures roulaient vite (quai des Célestins).
Et bien le dénouement fut plus heureux, les conducteurs d'engins motorisés plus sympathiques que les marcheurs à pied du métro, puisqu'un motard m'a alertée (je n'avais rien remarqué !), et qu'un automobiliste a ramassé le sac et me l'a rendu. J'en ai été quitte pour quelques petits trucs écrasés à l'intérieur du sac (les voitures avaient dû rouler dessus) mais toujours en état d'être utilisés, dont la clef USB (preuve de leur solidité malgré une apparence quelque peu fragile).