A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
Cette nature morte, opulente et chargée, est l'oeuvre de Monnoyer (Jean-Baptiste), peintre français du XVIIème (1634-1699).

Conservée au musée Fabre de Montpellier (qui vient de rouvrir après de grands travaux), elle fut le morceau de réception qui permit au peintre, qui fit les décorations florales (au-dessus des portes) du magnifique château de Fouquet* à Vaux-le-Vicomte* (qui servit de modèle à celui, royal, de Versailles), à l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1665.


A partir d'un élément d'architecture antique (en haut à droite), et sur un imposant brocart (foncé), sont ordonnés divers objets.
Elle témoigne de l'évolution du genre au début du règne de Louis XIV. Elle devient prétexte à mise en scène brillante et spectaculaire de fleurs, fruits et d'objets précieux - cassolette, pendule, vase, aiguière. Auxquels le peintre a ajouté (en avant-plan) - sans propos métaphorique, pour exalter la richesse - des objets généralement chargés de signification allégorique : la mappemonde, la palette,... Avant le retour à la sobriété d'un Chardin.
Des notes de couleurs vives baignées d'une harmonie dominée par les ors pour illuminer votre journée.
* Surintendant des finances du roi, il fut disgracié et emprisonné jusqu'à sa mort. Pour la "petite" histoire, son emblème, qui apparaît de multiples fois dans les décorations du château, est l'écureuil (signification ancienne du mot "fouquet").
* Reprise des visites à partir du 24 mars 2007.