A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
Journée pluvieuse, journée laborieuse.
On a continué à repeindre l'entrée - coins, bordures, seconde couche -, quasiment terminé. Les couleurs de la photo ne sont pas fidèles à la réalité. La couleur indéfinissable, Mari la définit comme ressemblant à du mastic ou proche du kaki militaire... C'est moi qui l'ai choisie.

Chichou a tenu à ce que je le photographie maniant un pinceau,
pour son "blog sur la peinture" (?)...
En parlant de militaire, en ces temps de "relance" du concept d'identité nationale, je lis dans le journal ce matin que Ségolène Royal a dit que si elle était élue elle ferait "en sorte que les Français connaissent la Marseillaise". Rassurez-vous, je ne vais pas parler politique, juste un peu de culture ("déformation professionnelle" oblige). Elle ajoute que les Français devraient tous avoir chez eux le drapeau tricolore. Alors là, j'ai failli en acheter un au moment de la Coupe du Monde de Football... Mais vu la chèreté du produit de qualité, français, je me suis abstenue. Si c'est pour avoir un drapeau vilain et de mauvaise qualité "made in China" (ils étaient en rupture de stock pour ceux-là), ce n'est pas la peine. Et puis pour ce qu'on s'en sert... Une fois tous les quatre ans quand tout se passe bien ! Sur la façade d'une maison, ça peut faire joli, quoiqu'un peu administratif comme décoration, mais sur le balcon d'un appartement, bof. Elle a dit aussi, dans l'émission de Tf1 il y a quelques semaines, qu'il fallait "cadrer les enfants dès la maternelle". Je trouve, en tout cas pour ce qui est de mon expérience et de mes connaissances, qu'il serait difficile de les cadrer plus qu'ils ne le sont à l'heure actuelle. Les aider, diriger, stimuler, et j'en passe, peut-être, mais cadrer disciplinairement, comme elle semblait l'entendre ? A la maternelle, les enfants n'ont qu'entre trois (voire deux ans, deux ans et demi) et cinq ans (six au plus). Ce sont vraiment des petits, qui ont surtout besoin d'amour, d'attention et d'affection, ce que leur donne guère l'école. Enfin, c'était juste pour dire qu'elle semblait avoir un certain goût pour les "choses" militaires.
Bref, pour revenir à nos moutons, à notre chanson, à nous tous Français, j'ai ressorti le texte, autant s'y mettre tout de suite, on ne sait jamais. Car il y a, d'après ma source, sept couplets. Et pas des plus faciles à apprendre. S. Royal estime aussi, dixit le même article, qu'il y a parfois un matentendu sur le sens des paroles*. Alors là, je ne crois pas spécialement. C'est bien, comme tout le monde le pense, un chant guerrier. A la nuance - importante certes -, peut-être, qu'il est défensif, pas offensif. C'est dit, c'est contre la tyrannie. Je vous laisse juge, les paroles sont là. Je m'y suis mise, je ne crois pas pouvoir les apprendre en un seul jour. J'aimerais bien les savoir par coeur, pourquoi pas ? Le vocabulaire est riche, les phrases vibrantes. Personnellement, ça ne me déplaît pas, mais je ne vois pas comme on pourrait s'y prendre pour faire apprendre ce texte, difficile, à tous les Français (et les étrangers résidant en France, ils sont exemptés ?). Si on doit l'apprendre dès la petite école (les enfants sont volontiers fans du drapeau tricolore)... On revient au caractère belliqueux du texte qui fit débat il y a à peine quelques années de cela. Et puis finalement je ne vois pas trop pourquoi on devrait absolument le savoir en entier alors qu'on n'a jamais que le temps de chanter, devant sa télé, le premier couplet. Ceci dit, elle n'a pas précisé, peut-être que c'est seulement le premier couplet que l'on doit connaître, et puis connaître ne veut peut-être pas dire par coeur (quoique je crois que si, d'après ce qui est dit sur les sportifs, voir en note). Enfin, quoiqu'il en soit, c'est un sujet, relativement, culturellement, intéressant. Pas trop important. De ceux qui ne fâchent pas (quoique, voire note).
A part ça, Chichou est allé chez le coiffeur, il était plus que temps, la photo de classe est la semaine prochaine, et on a acheté des sucettes Cremosa, de Chupa Chups, (sans sucre) au Monop', il était plus que temps aussi, c'est très bon.

La Marseille, chant de l'armée du Rhin, a été chantée pour la première fois en Ile-de France à Charenton.
Photo gentiment rapportée cet après-midi, avec le pain, les céréales et des cornichons à la polonaise, par Mari.
* "Les sportifs français sont souvent ceux qui connaissent le moins l'hymne national parce que certaines paroles ne sont pas comprises." Aurait-elle dit. Aux dernières nouvelles, David Douillet l'a mal pris.