A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
Il voulait y aller, on y est allé.
Au milieu du lac du bois.
Sous les stalactites (celles qui tombent), près des stalagmites (celles qui montent). Une femme expliquait ce moyen mnémotechnique à sa fille pour retenir les noms des différentes "colonnes formées par des concrétions calcaires" (définition du Larousse, y a plus qu'à chercher la définition de "concrétion" maintenant, bon on peut imaginer). L'histoire ne dit pas pourquoi ni comment retenir que : dans stalactite, il y a un "c" et dans stalagmite c'est un "g"... (Les origines grecques si.)

Chichou a adoré sauter sur les rochers entourés d'eau.
Et en prime on a vu des tortues ! Qui prenaient un bain de soleil. Chacune sur son rocher, faut pas pousser...
Et on a grimpé jusqu'au-dessus de la grotte,
histoire de voir le panorama.
Puis on a rejoint le pont qui nous avait mené jusqu'ici. A pied, car les vélos (et les chiens je crois...?) sont interdits sur l'îlot. Le vélo j'ai pu l'attacher à un panneau, il nous a attendu sans japper. C'est ça l'avantage sur un chien.
Et puis on a croisé tout un groupe d'enfants handicapés, la plupart en fauteuils roulants. Ça faisait peine. Mais ils avaient l'air heureux d'être là. L'occasion pour le chichou d'apprendre qu'on pouvait naître handicapé, et qu'on pouvait rester toute sa vie sans pouvoir marcher. Il pensait que les gens en chaise roulante l'étaient à cause d'un membre cassé par accident et l'étaient de façon temporaire seulement. Et aussi d'une "leçon de vie" genre "relativiser ses petits maux quand on a la chance d'être en bonne santé, d'avoir le plein usage de ses bras et mains, jambes et pieds, de sa tête." Il m'a écoutée, s'est étonné, a opiné.