A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
De bon matin, le chichou me supplie au téléphone : il veut rester chez son copain (chez lequel il a dormi), ne veut pas aller à la piscine. Pour une fois. Je cède. Quand il revient, en fin de matinée, il est mécontent : son copain n'a pas voulu lui prêter son livre, le chichou n'a pas eu de petit déjeuner (!), ils n'ont rien fait d'intéressant de la matinée...
Le soir, l'heure du coucher passée, la choute me supplie : elle veut regarder La panthère rose (je concède un seul épisode), elle veut jouer aux dinosaures, elle veut un livre, elle ne veut pas se coucher, elle pleure, réclame, finira par s'endormir, le nez bouché...
Je n'aime pas être suppliée, (car) je n'aime pas céder (ou ne pas céder), (car) je n'aime pas le pouvoir.
J'aime bien que tout le monde soit satisfait, content, en harmonie, ça arrive rarement, surtout sur une journée entière.
Autant dire que les mercredis me paraissent parfois relativement frustrants, sans parler d'être éreintants, compte tenu de ces critères de vie-là.
Ne parlons pas des autres jours.
Sinon, la choute et moi avons fait un cake aux carottes,
en quasi toute sérénité.
Et au moins elle a grignoté de la carotte crue,
une fois n'est pas coutume.