A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.

La semaine dernière, pour la réunion de travail de jeudi, j'avais fait des muffins. Histoire de ne pas faire la même chose, et de ne pas me retrouver de nouveau avec tous ces petits pots/moules à laver..., aujourd'hui j'ai fait des cookies. Mais les cookies, c'est l'enfer. A savoir : le respect, à la minute, seconde près, du temps de cuisson. C'est infernal. Moi qui ne suis pas du genre à rester devant le four, à surveiller, je me fais toujours "avoir". D'autant que les temps (10 minutes environ pour les cookies) donnés dans les recettes ne correspondent pas à celui, plus court, que peut supporter un gâteau/plat dans mon four. Vous me direz qu'une fois que je le sais, c'est bon, je réduis le temps, mais c'est moins simple qu'il n'y paraît. La réalité des choses est comme souvent autrement (que le pur raisonnement). Notamment parce que je fais les cookies par fournées (de cinq environ) - le four étant petit, la plaque qui les accueille plus petite encore - et que fournée après fournée le four chauffe de plus en plus et la cuisson est de plus en plus rapide. Et les cookies de plus en plus brûlés... Malgré l'utilisation du minuteur. Car je mets souvent 1-2 minutes, occupée que je suis à faire autre chose, à réagir à sa sonnerie.
Tout est ma faute. "Faut que t'arrêtes de faire des cookies !" me dit souvent Mari - qui, que ce soit dit, préfère la charcuterie - irrité de me voir courir, crier, affolée à l'odeur de brûlé. "Dans la cuisine, tout est une question de timing", dit-il aussi. Ras le pompon de la cuisson ; ce que je préfère c'est la préparation, et surtout la dégustation... Mais c'est aussi la faute des recettes, car je n'ai pas trouvé ma recette de cookies habituelle. J'en ai utilisé trois autres. Moins bonnes. Résultat : peu de cookies moelleux (en plus Chichou en a mangé une bonne partie...) et beaucoup de cookies trop durs. Et plus du tout de sucre, de farine, de beurre, de chocolat, et bientôt plus d'oeufs. Et en attendant, on n'a plus de lait ni de jus de fruits ni rien pour manger. Ce soir au menu du dîner y a que des cookies (et encore il faut en laisser pour la réunion de demain matin) (et s'il en reste, pour la kermesse). J'ai passé ma journée du mercredi à faire des cookies, pour des gens qui ne sont même pas mes amis, mais une réunion matinale sans collation, c'est comme une réunion de l'après-midi sans goûter... Ce n'est pas parce que c'est la norme qu'il faut s'y conformer.

Sont pas brûlés mais z'ont l'air tout dur ceux-là...
Enfin, comme dirait Mémé,
c'est meilleur qu'un coup de bâton.
NB : à l'heure où je vous écris, j'ai enfin réussi à faire des cookies parfaits (= très peu cuits), mais ce sont les cinq derniers... Ca va faire "short" pour une tablée d'une dizaine de personnes.