A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.

Ils sont en train d'installer le vélib' à Paris. Il faut payer 30 euros l'année (29 exactement, j'ai l'habitude d'arrondir au-dessus) et un euro par demi-heure d'utilisation, la première étant gratuite. Il y aura des bornes tous les 300 mètres. Espérons qu'elles seront, resteront toutes en bon état, de plein fonctionnement, pas comme les parcmètres.
Quant à la multiplication des vélos dans Paris, je suis écologiquement pour, mais égoïstement contre, car si les vélos sont trop nombreux, la circulation, à la queue leu leu dans les voies cyclables, des fois très étroites, ou de part et d'autre de la chaussée - de manière anarchique et dangereuse, compte tenu de la non-expérience des usagers, et de la présence en nombre exponentiel des voitures -, peut s'avérer pénible. Ce n'est pas pour être négative, mais ça risque d'aggraver les problèmes de circulation dans Paris.
Et puis je trouve ça relativement cher comme service. Car un vélo ne dépense rien, le cycliste seul dépense des calories. Un deux-roues, non motorisé, ne demande guère d'entretien (sauf un vélo de course, c'est comme les chevaux ça...) (Tiens il faudrait quand même que je fasse resserrer mes freins...). Il faut juste un appareil efficace (mécanique, électrique) ou/et quelqu'un de serviable, de préférence un gentilhomme, pour gonfler ses pneus quand ceux-ci montrent un signe de faiblesse (ce qui peut arriver souvent), sachant qu'une simple pompe à vélo de nos jours ne suffit plus...
Il y a bien sûr la loi des séries, qui fait que quand vous crevez une fois un jour (Quelle galère quand on est loin de tout !), vous crevez trois fois les trois jours d'après. Et qui vous fait dépenser quelques sous. Mais c'est ponctuel (genre une fois tous les 7 ans).
En général, sur un an, le vélo peut facilement vous coûter... 0 centimes d'euro. Sauf si vous vous le faîtes voler par morceaux (on m'a récemment pris mon revêtement de selle, je n'ai pas apprécié) ou en entier (ça m'est déjà arrivé, j'en ai pleuré). Mais, de manière citoyenne, je peux conclure en disant que le vélib' est une bonne idée. Surtout si ceux qui prennent la voiture habituellement prennent le vélo à la place. Mais c'est là où le bât blesse, puisqu'il est évident que ce ne sera pas le cas, que ce service ne leur est pas destiné.
Je me demande si ce n'est pas le type même de la "fausse bonne idée", à laquelle on ne peut pas vraiment s'opposer tellement elle a l'air bonne.
Sinon, le sujet de philosophie du bac (section ES), dont l'épreuve a eu lieu ce matin (ouf je l'ai déjà passé), "Que gagne-t-on à travailler ?" nous a bien fait rire au bureau...