A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
Ce matin, je suis donc venue au bureau.
Il faisait gris, un peu froid, et puis, en roulant, un peu chaud. Rue de Rivoli, la circulation s'est densifiée.
J'ai entendu une ambulance, elle m'a doublée, puis a été bloquée par les voitures et le bus qui la précédaient, moi j'ai pu me faufiler, faire quelques mètres de plus, avant qu'un agent de la circulation m'empêche d'aller plus loin dans cette voie, la dame m'a engagée - ce qui est rare - à emprunter le trottoir.
Alors j'ai vu une voiture arrêtée, clignotante, puis un jeune homme allongé au milieu de la chaussée, au pied d'un petit camion de pompiers, la porte arrière ouverte sur un intérieur blanc. Du monde l'entourait, s'affairait autour de lui, soutenait sa tête, la reposait sur quelque chose. Puis, juste à son côté, j'ai aperçu un vélo couché...
Et j'ai continué à pédaler, sans trop regarder, sans me retourner, de peur de m'arrêter à jamais.
J'espère, malgré tout, que ce n'est pas trop grave.