A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
Mon petit garçon demande souvent la permission de faire les choses.
Même pour des choses qui lui ont toujours été, à priori et sans conteste, accordées. Ainsi :
"Est-ce que je peux..." "aller jouer dans ma chambre ?", va-t-il demander.
Et, depuis peu, "Ça ne te dérange pas si je..." "regarde la télé ?", par exemple.*
Bon, s'il n'a pas l'accord parental souhaité, il va discuter, voire se disputer, pour l'obtenir. Ou se fâcher, voire bouder un peu, s'il n'obtient pas ce qu'il voulait beaucoup (avoir ou faire).
Attentif et attentionné, il s'excusera volontiers, de manière spontanée, à peine aura-t-il renversé quelques gouttes de lait.
Ces formules de politesse sont chez lui autant de marques de tendresse envers les personnes qu'il aime et qui les apprécient comme telles.
N'empêche, force m'a été de remarquer que c'est dans le cadre scolaire que lui est venue l'habitude qu'on lui donne l'autorisation de faire les choses (et avec elle l'assurance de ne pas être réprimandé).
Constater l'influence soudaine et persistante de cette vie en communauté, avec ses bienfaits mais aussi sa rigidité et sa sévérité - qui laisse assez indifférents les plus indisciplinés -, m'a plus qu'étonnée...
* En revanche, il crie toujours "J'ai faim !", pour demander à manger.
Comme une résurgence du cri primal...