A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
Nous avons eu la chance d'être invités, mercredi - Nanny, moi, le Chichou et une copine à lui -, au cirque d'hiver.
Le cirque d'hiver, construit sous Napoléon III, est un très bel endroit, 110 rue Amelot, dans le 11ème arrondissement de Paris.
Les enfants avaient déjà vu, et se réjouissaient de revoir, le spectacle, "Artistes", du cirque Bouglione qui a investi les lieux.
L'inénarrable clowm Fumagalli.
Mieux vaut ne pas être placé au premier rang, si l’on ne veut pas recevoir l’eau qu’il crache ostensiblement, en tant qu’ « abeille crachant du miel », sur le public…



L'orchestre, les lustres.
Dans les mains de spectateurs, des baguettes de lumière, à agiter dans le noir pour faire joli.
Ça commence avec les fauves.





Des tigres, dont un tout blanc, bien éduqués (on ne dit pas "dressés" chez Bouglione), des Chinoises aux ombrelles qui se multiplient, jusqu'à une dizaine, qu'elles feront tourner avec les pieds et les mains...
Un monocycliste (russe) qui porte une femme (russe aussi) en plus. Un numéro à la fois poétique et impressionnant. Des trapézistes (brésiliens) qui me donnent le vertige.
Des danseuses entre chaque numéro. Un trou au milieu de la piste, par lequel les artistes peuvent apparaître ou disparaître. Du plus bel effet.
Il y a aussi, notamment, des lions de mer (et non des phoques, qui vivent au Pôle nord, ceux-ci vivent dans le Pacifique sud, nous dit Sergio, le maître de cérémonie), des chevaux. D'autres Chinoises douées en contorsion et en antipodisme (voir la définition dans le paragraphe suivant...). Et Sampion (voilà un prénom original) Bouglione junior, un incroyable jongleur de 20 ans. Et des frères doués pour les jeux icariens (exercices de voltige acrobatique). Un ventriloque sympathique.
A l'
j'ai bravement fendu la foule pour aller leur acheter une "barbe à papa" et du popcorn, à partager - tout étant à 3 euros pièce. La preuve qu'ils ont eu du popcorn...


Après, les enfants, surtout le mien, faut-il l'avouer ?, se sont, à juste titre il est vrai, plaint d'avoir soif et les mains collantes...
C'est évidemment très bien, comme tous les spectacles de cirque en fait.
Beaucoup de magie dans ce spectacle très bien mené, parfaitement réalisé, aux beaux jeux de lumière. Mais pas de prestidigitation, ou si peu, plus de funambulisme. Que sont les funambules devenus ? La mode est au jonglage et à l'antipodisme = art de manipuler des objets ou/et des corps au moyen des pieds ou/et des mains ou/et d'autres parties du corps... On imagine combien cette lutte perpétuelle contre la gravité doit demander de travail, et on apprécie.
C'est un peu long, plus de deux heures, surtout pour les enfants, quoiqu'ils ne s'en plaignent pas du tout, un peu chaud. On en sort fatigué et déshydraté, alors qu'on n'a rien fait. Dire que les artistes, qui eux se dépensent et se dépassent, remettent ça à 17 heures ! Ils se produisent deux fois par jour, à 14 heures et 17, pendant toutes les vacances scolaires.
Nota bene : de grosses difficultés pour poster, sur Over-blog hier soir et aujourd'hui, et de quoi demain sera-t-il fait ?