A Paris et alentour, voire plus loin, écrits, photos, dessins, par Marie et ses chichoux.
Chichou voulait absolument le voir.
Des copains de sa classe l'avaient vu, en avaient parlé, l'avaient aimé. Dans les premières minutes, il se cachait le visage dans les manteaux, ayant peur d'avoir peur. Mais après un petit moment il a compris qu'il s'agissait d'un film comique... S'est détendu, a glissé les manteaux, le sien, le mien, sous ses fesses, pour être un peu plus haut et moelleusement installé. Je crois bien, j'en suis même quasiment sûre à l'heure qu'il est, que j'en ai perdu le passe de l'immeuble qui était dans ma poche...

Une histoire originale et sympathique.
C'est trois nuits qu'il nous est donné de voir...
Outre la "foultitude" de personnages historiques et autres effets spéciaux réussis, dans un lieu magique - le Museum d'Histoire Naturelle de New York revisité (ça donne assurément envie d'aller voir le vrai) (Est-ce que le hall d'accueil, avec ce globe lumineux qui tourne, est le même ?) -, c'est le casting que j'ai apprécié.
Il y a non seulement Ben Stiller, égal à lui-même, mais son blond copain Owen Wilson en séduisant cow-boy miniature... Et parmi les anciens, le génial Robin Williams (L'avez-vous vu délirer dans l'émission - deux émissions il lui a fallu ! - de James Lipton "Inside The Actors Studio" ?) en figurine du populaire Théodore Roosevelt, le 26ème président des Etats-Unis, élu, deux fois de suite, au début du XXème siècle.
At last but nos least, j'étais contente de retrouver Dick van Dyke, qui jouait quand même le compagnon ramoneur de Mary Poppins en 1964 (il est très actif et connu aux Etats-Unis via notamment ses show télévisés), et Mickey Rooney (87 ans), qui est encore plus petit que Ben Stiller (vérification faite, dans IMDb, il mesurerait 1 m 60, mais il a dû un peu se tasser, pour 1 m 70 pour Ben, officiellement s'entend), ce qui ne l'a pas empêché d'être marié dans sa prime jeunesse à la divine Ava Gardner*. Dick et Mickey (quels prénoms !) sont plus vivants et alertes que jamais dans des rôles de vieux roublards.
Ce qui m'a gênée, c'est la mauvaise odeur de pop-corn, sans parler du bruit du grignotage, mais celui-ci est couvert par le volume tonitruant de la bande-son... Je ne sais pas pourquoi les habitudes de consommation américaines mettent tant de temps à s'implanter en France. Il n'y a pas de barrière culturelle, car quand elle s'implante c'est bel et bien, et très rapidement. Je pense qu'il doit y avoir des freins économiques quelconques qui retardent, d'au moins 20 ans, ce type d'implantation.
En tout cas on ne peut se targuer, quoi qu'on entende dire parfois, d'une culture française tellement forte qu'elle est hermétique à l'acculturation. Je me souviens d'un temps, il n'y a pas si longtemps - moins de 10 ans - où les média s'interrogeaient sur le fait que le téléphone portable ne "prenait" pas en France... Ce n'était pas un mode de communication qui pouvait intéresser les Français, se "gargarisait"-on... Et aujourd'hui un tas de gens ne peut s'en passer.
Et pourquoi n'est-on pas plus influencé, avec la construction de l'Europe, par les cultures européennes avoisinantes ? Des chanteurs stars en Italie ou en Espagne par exemple ne passent pas, même par média interposé, les frontières. C'est dommage.
C'est de ce film, qu'on a bien aimé (on aime bien les bons films américains), que Chichou a parlé dans le cahier de vie de la classe, cahier dans lequel chaque enfant à tour de rôle apporte sa contribution anecdotique.
* Il a été marié huit fois ! Il totalise 9 enfants, dont 4 avec celle avec laquelle il est resté le plus longtemps (logique) - 8 ans... Ah non, il n'a pas d'enfant avec sa dernière femme avec laquelle il est marié depuis 1978.
Sa carrière d'acteur allant de 1926 (à l'ère du muet) à 2007 (au XXIème siècle) est la plus longue de toute l'histoire du cinéma... Je ne sais pas s'il a été interviewé par James Lipton...